Le fast fashion

Dernier sujet sensible : la mode. Je vous le confie ici, mais il est vrai que je n’ai pas de consommation éthique en ce qui concerne mes vêtements contrairement aux autres objets qui m’entourent. Je n’ai jamais été une grande fan de vêtement, j’ai toujours été un peu « lookée » (quoi de plus normal quand on a un parcours scolaire dans l’art) mais ayant toujours peu d’argent et trouvant la mode plutôt futile je n’ai jamais été à l’affût des grandes marques, des tendances mais j’ai toujours eu une véritable passion pour la seconde main, notamment dans les friperies.

Je ne me suis jamais habillée dans les magasins type H&M, Zara, Mango mais ce sont des marques que je pouvais aisément trouver en friperie. Depuis un an ou deux, mon rapport à ces vêtements chinés de ci de là a nettement évolué. Avant, j’étais à l’affût de la pièce pas chère et originale, ne réfléchissant pas aux nouvelles pièces qui allaient s’accumuler dans mes placards. Je pouvais acheter jusqu’à 10 pièces à la fois juste parce que le total ne me coûtait que 30 €. Aujourd’hui, je continue à acheter en friperie mais uniquement quand j’ai besoin d’une pièce, et il peut m’arriver de temps à autre d’acheter sur le site de la Redoute car je n’ai jamais été déçue par la qualité de leurs vêtements.

Mais depuis mon retour de Saint Pierre et Miquelon, je fais face à une crise existentielle qui a trait au minimalisme. Cette semaine, ce n’est pas loin de 3 cartons de vêtements et d’accessoires que mon chéri et moi avons donné au Bric à Brac. Depuis près de cinq ans, ma consommation en beauté, en alimentation a foncièrement changé du tout au tout, La mode c’est un sujet que j’ai négligé et auquel je m’intéresse beaucoup aujourd’hui. J’ai vraiment envie d’aller vers des boutiques éthiques, de m’acheter à peine quelques pièces par an qui soit seront beaucoup plus onéreuses mais qui seront ZE pièces qui m’accompagneront durant de nombreuses années. La mode éthique, la mode de qualité est un sujet très actuel pour ma part auquel je commence à m’intéresser.

J’ai donc été plus que ravie de constater que Capital évoquait aussi ce sujet car c’est celui que je maîtrise le moins à l’heure actuelle. Cet article sera donc le dernier de ce volet suite au repartage capital.

J’ai pu constater la hausse de notre consommation, car ce n’est pas loin de 100 milliards de vêtements qui sont vendus chaque années, soit 2 fois plus qu’il y a dix ans, sachant qu’en moyenne une personne ne porte pas le tiers de sa garde robe (le sempiternel « Qu’est ce que je vais mettre ce matin ? J’ai rien à me mettre ?! » face à un dressing plein à craquer).

Tout ceci a une appellation : le fast fashion en opposition à la slow fashion. L’enseigne irlandaise Primark en est le parfait exemple ; chaque jour, cette enseigne est livrée directement en magasin, les modèles proposés aux clients sont différents d’un jour à l’autre incitant le consommateur à acheter de plus en plus vite sous prétexte que la pièce qu’ils auront repéré la veille ne sera plus disponible le lendemain. Cette course effrénée à la surconsommation entraîne une production textile de plus en plus massive mais surtout de plus en plus toxique ! Plus polluante que le trafic aérien et maritime réunis. Il ne faut pas oublier que l’industrie textile est la 2 ème industrie la plus polluante au niveau mondial ! 1/4 des pesticides à l’échelle mondiale sont produits pour ce type d’industrie.

Pour aider certains consommateurs à trier et surtout à se débarrasser des 2/3 de leurs vêtements jamais portés un nouveau métier est apparu : Coach minimaliste. C’est le cas d’Emilie Court, autrice du blog Un peu bocaux à la folie et qui prône un mode de vie minimaliste. Elle offre des prestations à domicile où elle vous donne des conseils pour trier au mieux vos placards.

Comment trier ses vêtements ?

1 Se prendre en photo chaque matin pendant 10 jours afin de cerner au mieux les pièces que l’on a plus tendance à porter

2 Regrouper tous les vêtements que l’on possède sans exception et les compter

3 Le tri peut commencer en trois tas :

ce qu’on garde

ce qu’on vend ou qu’on donne

le sas de sécurité : si les vêtements du tas ne sont pas portés depuis plusieurs mois ils devront être donné

Le tri c’est quelques chose que j’ai toujours fait mais il était souvent pour moi l’occasion de donner des pièces et de m’en acheter d’autres derrière. Et même si je n’achète jamais chez Zara, H&M ou Primark acheter ces pièces moins de 5 € ne me dérangeait nullement. Je suis aussi beaucoup passé par des organismes, des associations telles que Emmaüs ou le relais pour donner tous les vêtements que je ne portais plus.

Mais suite au visionnage du reportage je me suis beaucoup questionnée. Le relais a été interrogé sur ces questions de fast fashion, et ils ont eux même noté une baisse de la qualité des vêtements depuis ces dix dernières années. La réalité est que la plupart des vêtements collectés par le relais le sont car trop abîmés (dû à la baisse de la qualité textile), trop cher à réparer, ce n’est pas loin de 45 tonnes par jour de vêtements qui sont broyés. Ce chiffre affolant a augmenté de 10 % en dix ans !

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© Sauriêl Ltd | www.saurielcreative.com

Pour toutes ces raisons, je souhaite de plus en plus me tourner vers une mode éthique en achetant des vêtements de qualité qui dureront dans le temps. C’est le cas des marques LOOM et BLEU FORET présentés dans le reportage, créer durablement pour que le consommateur devienne acteur !

J’espère que cette série d’articles aura réussi à susciter votre intérêt, votre curiosité. Sur ce je vous laisse, j’ai encore pas mal de tri à finir. Je n’ai pas évoqué de marques éthiques ici mais n’hésitez pas à m’en partager si vous en connaissez, car comme dit plus haut je suis novice en la matière et suis curieuse d’en découvrir.

 

 

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