Le bio pousse-t-il à la surconsommation ?

Ces derniers temps, j’ai fini plusieurs de mes cosmétiques, et contrairement à ce que l’on pourrait penser je m’en réjouis. Non pas que je n’apprécie pas ce que j’achète mais depuis mon retour de Saint Pierre et Miquelon, je tends à un mode de vie plus minimaliste. Le dernier produit en date, une huile végétale de carotte bio de la marque St Hilaire, qui attendait dans mes placards depuis plus de deux ans et que j’avais à peine entamée. Mon défi de ce mois de mai était de la terminer, j’en ai donc fait plusieurs utilisations : du démaquillage jusqu’à l’hydratation du corps, visage et cheveux. Et puis, j’ai terminé mon hydrolat en cours et ma crème solaire pour le visage. Au vue de ma réjouissance à terminer cette ribambelle de produits, je me suis alors interrogée sur ma consommation. Avant de devenir une adepte du bio, je prenais moins soin de moi et me contentais de quelques rares produits dans ma salle de bains.

Le bio ne nous pousserait il pas à la surconsommation contrairement aux idées véhiculées par son éthique ?

 

Après avoir établit ce constat, je me suis mise à dresser la liste des « empties » dans mon bullet journal, ces produits à terminer en notant en face de chacun leur date de péremption ; consommant principalement des produits bruts (huiles essentielles, huiles végétales et poudres de plantes) qui appellent à manipuler des corps gras, les dates s’effacent assez vite et il est difficile ensuite de les déchiffrer. Dresser cette liste m’a permise de prendre conscience de tout ce que pouvait receler mes placards.

Commencer à utiliser des huiles végétales et/ou essentielles est magique, car on peut s’amuser à créer ses propres mixtures, propres sérums ou masques visage pour des besoins qui nous sont propres. En voulant aller plus loin et en voulant m’essayer au « home made » en créant mes propres cosmétiques, je découvre le site aromazone et alors là, c’est le début de la fin ! Je dévalise le site, désireuse de tester tous ces ingrédients dont j’ignore tout et qui paraissent tellement formidables ! Bien entendu, il y a aussi youtube, instagram et aujourd’hui, de plus en plus de marques bio se lancent sur le marché et on en oublie qu‘avec un seul produit on peut faire de multiples utilisations et que beaucoup de ces ingrédients se trouvent dans nos placards de cuisine. Prenons comme exemple l’huile de coco, de la cuisine jusqu’à la salle de bains elle permet de multiples utilisations : l’oil pulling, le démaquillage, crème de jour, bain d’huile pour les cheveux, hydrater le corps, nettoyer les chaussures en cuir entre autres choses.

Comment consommer de manière plus raisonnée ?

 

Noter chaque achat au fur et à mesure permet de limiter sa consommation, et dresser la liste des tous ses produits permet de les classer par date de péremption pour en éviter le gâchis. Un fois notés, on prend alors conscience qu’on peut parfois avoir acheté le même type de produit sans même se rendre compte qu’un autre attend patiemment sa sortie du placard.

Utiliser le produit dans toutes ces utilisations, et ne pas commencer plusieurs produits à la fois. Cela permet de les finir beaucoup plus vite sans les gâcher.

Consommant bio depuis plusieurs années et étant saisonnière depuis plus d’un an, j’ai pris conscience de diminuer cette surconsommation au fil de mes différentes saisons pour plusieurs raisons :

  • les logements dans lesquels mes employeurs m’hébergent sont souvent petits et il est impossible d’envisager d’avoir un placard entier où ranger mes produits

  • n’ayant pas de voiture, je me rends dans mes saisons en sac à dos, et c’est le meilleur moyen de limiter ma consommation, l’objectif étant de pourvoir transporter l’essentiel de ce qui me servira durant mes 4 mois de saison en moyenne. On apprend davantage à être minimaliste et à posséder l’essentiel.

  • je travaille souvent dans des lieux en pleine campagne et sans voiture avec une connexion internet plus que limitée ce qui m’évite d’acheter inutilement puisque je ne trouve pas tous mes produits facilement. J’ai donc appris à utiliser mes produits jusqu’au bout et à leur maximum !

Cette réflexion est vraiment récente et j’avais très envie de la partager. Personnellement, je pense que c’est vraiment mon statut de saisonnière qui m’a lancé doucement sur la pente du minimalisme et j’en suis très heureuse. Je pense qu’on peut facilement se faire influencer par les médias, et oublier qu’avec une seule huile on peut faire beaucoup d’usages très variés.

N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous pensez du bio et du minimalisme, et si vous aussi vous n’avez pas cette sensation de surconsommation.

D’ici là, prenez soin de vous, et n’hésitez pas à noter tous les produits que vous possédez, vous risquez d’être vous même surpris.

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