Comment trouver sa voie professionnelle

J’ai grandi avec un crayon dans les mains, bien avant de savoir lire je dessinais beaucoup et c’est ce qui motivait le plus mes journées jusqu’à l’adolescence. C’est d’une manière foncièrement naturelle et sans grande réflexion que j’ai dirigé mes études vers un apprentissage en art, un parcours classique des arts appliqués aux beaux arts en finissant par un cursus en études cinématographiques. Issue d’une famille ouvrière j’ai eu la contrainte très jeune de me prendre en mains et de m’autofinancer, engageant le fait de travailler en parallèle tout au long de mes études. Cela fait donc une dizaine d’années que je travaille dans la vente, presque par hasard mais je m’y suis plu, délaissant petit à petit ma vision romantique d’une vie dévouée à l’art tout en faisant de la médiation culturelle ou de la vulgarisation artistique pour des personnes isolées (personnes âgées, handicapées, ou en prison).

Arrive alors l’âge adulte, celui des désillusions et des pieds ancrés dans la réalité

Mes diverses expériences professionnelles ont été très formatrices et m’ont permise de me questionner sur ce que je recherchais dans mon travail : un environnement sain, une relation clientèle, un travail en autonomie, des horaires que je pourrais choisir, un aspect créatif. Toutes ces expériences ont été riches pour ma part car elles m’ont permises de me connaître grâce au simple fait d’évoluer dans des cadres professionnels très variés avec différentes équipes.

Pour n’en citer que quelques uns, j’ai été à la fois vendeuse en charcuterie, puis en fromagerie et ensuite en boulangerie. J’ai aussi été chargée de projet culturel en audiovisuel, régisseuse pour un court métrage et professeur particulier en français. J’ai fait également du démarchage téléphonique et de la prospection, puis j’ai été assistante commerciale pour une société d’assurance ; j’ai aussi fait du conditionnement et de la préparation de colis pour des huiles essentielles et puis entre tout ça j’ai fait plusieurs saisons agricoles pour aujourd’hui me retrouver travailleuse saisonnière à l’année en tant que serveuse en restauration.

Ce n’est qu’une liste purement exhaustive de ce que j’ai pu faire dans ma vie, cela n’a pas toujours été facile mais cela m’a aussi permis de me rendre compte de mes qualités : un perfectionnisme dans mon travail, ma qualité d’écoute et d’accueil de la clientèle, ma capacité d’adaptation et ma polyvalence.

Prendre du recul sur son profil et tirer parti de ces expériences pour apprendre à mieux se connaître

Ces douze années m’ont été nécessaires pour apprendre à me connaître, à savoir ce que je désirais réellement dans ma vie professionnelle, et pour la génération dont je suis issue ce n’est pas aisée que de savoir tout cela. Il faut parfois du temps, de la patience, des efforts à ménager mais aujourd’hui, en prenant du recul, je me dis que tout ce temps était nécessaire. Pendant des années, je fuyais les signatures de CDI synonyme d’une vie stable, je courais vers les boîtes intérim où je faisais de nombreux inventaires, je signais des contrats à la semaine, des CDD et aujourd’hui des contrats saisonniers.

Il y a quatre ans de cela, ma vie a emprunté un virage. Je me suis alors beaucoup plus questionnée sur ma consommation. Cette démarche s’est faite doucereuse en commençant par les cosmétiques. Ma peau très sensible et réactive, ne supportait que peu de produits. A l’époque, je consommais très peu de choses de peur de ne mal réagir. Je prenais très peu soin de moi et ne me maquiller que très rarement. C’est alors que j’ai découvert la magie que pouvait offrir les produits bio, puis les produits bruts en m’intéressant à la slow cosmétique. Cela a commencé simplement par cette voie là, une consommation cosmétique raisonnée et par ce biais, je me suis alors passionnée pour la naturopathie il y a trois ans. Progressivement, je me suis vue changer, me transformer, me tournant davantage vers un mode de vie beaucoup plus sain et naturel (cosmétique et alimentation majoritairement bio, usage d’huiles essentielles et végétales, etc).

Prendre confiance en son nouveau projet

Je me suis longtemps demandée si cette passion n’était qu’une de mes nombreuses lubies ou une nouvelle voie professionnelle qui s’ouvrait à moi. J’ai aujourd’hui atteint un bel équilibre personnel dont le seul manque est une activité professionnelle stable qui me convienne amplement. Depuis mon plus jeune âge j’ai à cœur de faire un travail qui me passionne et qui sois utile, avec ce sentiment gratifiant d’aider l’autre. C’est pourquoi aujourd’hui, mon travail saisonnier me permet de financer cette nouvelle vie qui m’attend. Et si tout va bien, ce travail « alimentaire » que je fais actuellement sera sans doute le dernier. Tous ces efforts n’ont pas été vains, et m’ont permis d’avancer, car aujourd’hui, je me sens prête et parle en mon nom en tant que « future naturopathe ». Ce métier fait déjà partie de moi et je me ressens déjà dans cette nouvelle voie.

J’espère que cet article vous a plu. Il a été l’occasion pour moi de vous partager mon parcours professionnel assez tortueux, mais aussi vous permettre de vous faire comprendre que si vous vous sentez perdue dans votre vie, comme j’ai pu l’être très longtemps, il faut parfois s’armer de patiences, et ne pas hésiter à multiplier les expériences, à parfois partir très loin comme j’ai pu le faire pour éclairer certaines évidences qui nous font encore peur.

C’est pour moi l’occasion d’ouvrir une nouvelle catégorie sur mon blog entièrement consacrée à ma future formation de naturopathe, car il y a beaucoup de choses à en dire. Choisir sa formation et son école, financer son projet , préparer les cours, gérer sa reconversion sont autant de sujets que j’aborderais dans de futurs articles.

N’hésitez pas vous mêmes à partager vos expériences professionnelles, votre reconversion, vos craintes sous cet article.

Je vous souhaite une belle journée et prenez toujours le temps de vous questionner. Prenez soin de vous.

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